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Nous étions 12 représentants du Randonneur Club des Monts de Flandre à Font-Romeu pour ce séjour estival en montagne (Cécile, Jacques, Marion, Céline et Alexandrine, Michel, Jacqueline, Anna, Cathy, Christiane, Delphine et Stéphane l'animateur et organisateur de service)
 
Question météo, la région la plus ensoleillée de France n'a pas failli à sa réputation et nous, habitant du Nord, avons souffert de la chaleur car pas assez habitué à l'effort dans ces conditions là .
Question intendance, idem car nous avons souffert à table pour finir les plats que nous préparait notre hôte Patrick et sa femme Dominique.
 
Samedi 11 juillet
Après le voyage, qui pour certains s'est terminé avant midi, nous partons pour une petite sortie de mise en jambes autour du charmant village de Llo (prononcé Lio), nous prenons un peu d'altitude à travers les alpages avant de redescendre vers une bergerie où nous serons accueilli par un troupeau de chèvres. Puis nous prendrons le chemin du retour en effectuant un petit dé tour par les ruines de la chapelle Saint Féliu perchée au dessus des gorges du Sègre.
 
Dimanche 12 juillet
Direction le Capcir et nous laissons les voitures au col de Sansa après une montée sur une piste poussiéreuse qui nous fera gagner une heure de marche. Nous démarrons, en suivant presque à plat le GRP du Tour du Capcir, la matinée est ensoleillée et nous profitons de l'ombre des pins mais à la piste, succède un vallon herbeux la pente s'accentue car il n'y a plus de sentier et nous gagnons un col où nous attend un troupeau de vaches.
Nous poursuivons sur la crête en direction du refuge de Nohèdes près duquel nous faisons une pause à la source de la Perdrix la vue va des lacs nommés ici " gorg" jusqu'à la Méditerranée qu'on devine au loin dans la brume.
Nous repartons pour l'assaut final, le sentier se faufile entre les rochers d'une crête maintenant escarpée et nous arrivons à l'abri qui marque le sommet du Madres (2469 m) où nous ferons la pause casse-croûte.
La descente se fera, hors sentier, d'abord en suivant la crête toujours dénudée puis à travers les prairies et les bois où nous rencontrerons à nouveau des troupeaux de vaches et de chevaux.
 
Lundi 13 juillet
Au départ du Lac des Bouillouses, on ne peut pas manquer de voir les Pérics qui marquent l'horizon au bout du lac et c'est en le contournant pendant près d'une heure par un sentier ondulant de haut en bas et de droite à gauche que nous commençons cette randonnée.
Nous passons une passerelle puis nous arrivons dans les alpages du coté de la cabane de la Balma, le sentier s'élève maintenant vers quelques petits lacs puis, hors sentier, nous progressons vers la crête rocheuse du Puig Péric qui se dresse devant nous mais nous gagnons un vallon sur la droite qui nous permet d'atteindre le col situé entre les 2 Pérics.
Encore une demi heure de progression parmi les rochers où les moins téméraires doivent mettre les mains et nous voilà au sommet (2810 m), tour d'horizon, casse-croûte et la descente se fera de l'autre coté dans la rocaille vers le Petit Estany Blau (petit étang bleu) où se reflètent quelques névés.
Retour par les prairies mais surtout par l'interminable contournement du lac des Bouillouses qui n'en finit pas notamment pour Delphine (12 ans) qui semble voir le barrage reculer à mesure de la progression. Autre dé convenue également pour Jacques, qui s'aperçoit au retour qu'il n'y a pas de pellicule dans son appareil photo après avoir saisi 40 clichés inoubliables.
 
Mardi 14 juillet
Après l'orage de cette nuit, les sommets sont couverts et nous profitons de ce manque de visibilité matinale pour aller découvrir les Gorges de la Carança au départ de Thuès Entre Valls sur la route de Perpignan.
Séquence émotion dès le départ, tant les gorges sont étroites, nous commençons par franchir le torrent, le sentier monte jusqu'au chemin en balcon taillé dans le roc passant par des à-pic parfois vertigineux.
Ensuite ce sera, pendant plus d'une heure, une succession inoubliable de passerelles, d'échelles, de ponts de singe franchissant à chaque fois un torrent rendu tumultueux par les pluies de la nuit et garantissant, encore une fois, des frissons aux randonneurs non-avertis.
Le calme revient avec le sentier qui progresse maintenant dans la forêt et après une raide montée, nous gagnons un chemin en balcon, au soleil et nous ferons la pause casse-croûte sur une terrasse suspendue au dessus des gorges près d'un orri.
Nous repartons en se faufilant au pied d'un rocher en forme d'aiguille, le sentier ondule encore un peu puis nous gagnons la forêt pour une longue descente vers l'enfer... pardon vers les gorges où nous passerons à nouveau par un chemin taillé dans le roc se terminant par une espèce de porte taillée dans la montagne un dernier sentier en lacet et voilà enfin le parking, terme de cette longue (7 heures de marche), dure (environ 1300 m de dénivelé ) mais grandiose journée surtout pour Marion. (8 ans)
 
Mercredi 15 juillet
Aujourd'hui, certains font relâche et prennent le Petit Train Jaune, direction Villefranche de Conflent et sa cité mé dié vale ainsi que le Fort Liberia et son célèbre escalier tunnel dit " des 1000 marches" histoire de maintenir la forme.
Pour les autres, c'est à dire Cécile, Christiane, Jacques et St phane, direction Le Carlit un presque " 3000" , qui est aussi le plus haut sommet des Pyrénées Orientales, au dé part du lac des Bouillouses. Nous partons du barrage, dans un paysage granitique, sur un large sentier qui ondule entre une multitude de petit lac où quelques pêcheurs sont déjà à pied d'oeuvre. Ensuite nous gravissons un dôme morainique, contournons un piton rocheux et après un raidillon nous accédons à une zone tourmentée par les éboulis.
Une pause vers 2800 m sur les bords du lac, encore en partie gelée, et nous finissons la montée en mettant les mains par endroits sur le rocher, photo souvenir, petite pause et nous quittons les lieux avant l'arrivée des autres randonneurs.
Pour éviter le retour par le même itinéraire, nous descendons sur l'autre versant dans un raide couloir d'éboulis puis quittons le sentier pour un parcours hors piste qui nous emmènera entre l'Etang de Lanoux et le Puig Castell Isard avec pause casse-croûte au bord d'une mare remplie de têtards et ensuite une remontée vers la Serra de Coll Roig dans un paysage des plus sauvage où nous rencontrerons des isards.
Nous redescendrons ensuite vers la vallée de la Grave qui nous ramènera vers le lac des Bouillouses qu'il faudra, encore une fois, contourner durant une heure mais cette fois on commence à connaître.
 
Jeudi 16 juillet
Troupe au complet pour une escapade aux limites de la Réserve Nationale d'Orlu dans un coin très peu fréquenté par les randonneurs. Nous laissons les voitures au parking terminal de la vallée du Galbe (c'est déjà un coin de paradis) et remontons le sentier qui longe le torrent puis nous bifurquons vers le refuge des Camporells puis à nouveau vers l'Estany du Diable et avant celui-ci nous quittons le sentier pour rejoindre la crête sous le Pic des Mortiers, but de notre journée.
Le final est dur pour Anna et on ne voit pas arriver la fin de cette montée car la pente cache le sommet mais nous serons tous en haut vers midi pour jouir d'un panorama sur l'ensemble des sommets parcourus les jours précédents.
Pour repartir, nous longeons la crête marquant la limite de la Réserve et c'est de cet endroit que l'Estany du Diable mérite, sur l'autre versant, son nom au fond d'un entonnoir d'éboulis de 200 m de haut.
Nous descendons par une succession de vallon pour rejoindre le sentier et regagner la vallée du Galbe.
 
Vendredi 17 juillet
Direction Andorre et nous laissons les véhicules sur un parking après le col de Puymorens montée à travers les prairies avec vaches, chevaux et même un renard qui passe la frontière sous nos yeux.
Encore une fois pas de sentier mais, sans difficulté , nous suivons une ligne de crête herbeuse avec d'un coté une nature sauvage et de l'autre les vitrines tapageuses du Pas de La Case.
Descente d'ailleurs de ce coté pour effectuer quelques achats (montre, altimètre, jumelles mais aussi boissons plus ou moins alcoolisées .etc... ) à des prix défiants toutes concurrence et nous regagnons le parking, les sacs bien lourds pour certains, en longeant la route par des sentes d'animaux à travers les alpages.
 
Samedi 18 juillet
Départ tardif suite aux problèmes de voiture de Stéphane mais nous démarrons de Prats-Balaguer en plein soleil avec une pente qui devient vite très raide.
Nous multiplions les pauses, la pente finie par s'atténuer et nous sommes en vue du Col Mitja décrit comme le plus beau col des Pyrénées Orientales et représentatif d'un col tel que décrit dans les manuels, suspendu entre les pics de Rédoun et de Gallinas.
Aprè s un dernier raidillon, nous atteignons le col et décidons de ne pas monter au Rédoun car il est déjà plus de 13 heures et quelques coups de tonnerre se font entendre au loin.
Nous repartons par le même chemin au départ puis par le GR 10 avant de suivre un sentier en balcon qui nous amène aux ruines du Castell au dessus du village de Prats-Ballaguer.
Nous regrettons qu'il soit déjà aussi tard car nous aurions pu nous détendre après cette randonnée dans les sources d'eaux chaudes de Saint Thomas.
 
Dimanche 19 juillet
Cerise sur le gâteau pour cette dernière sortie avec un splendide circuit qui nous mènera par le Cambre d'Aze, la Tour et le Pic d'Eyne avant de redescendre par la vallée du même nom très connue de tous les botanistes.
Départ de la station de ski d'Eyne 2600 qui est bien déserte en été et nous remontons un vallon dans les bois par une piste de ski avant de prendre pied sur les pelouses d'un gros dôme où nous zigzaguons hors sentier. Puis nous longeons la crête avec une vue impressionnante sur l'échancrure du Cambre d'Aze qui ressemble à la gueule d'un volcan.
Après un court passage aérien, nous atteignons le sommet coté à 2750 m, pause et nous repartons sur un sentier très peu marqué qui longe l'arête. On passe près d'une brèche puis quelques ondulations nous amènent au pied de la Tour d'Eyne (2850 m) que nous gravissons avec l'aide des mains à nouveau pause, photos et tour d'horizon.
Descente et remontée sur le Pic d'Eyne mais le vent, fort et froid à cet endroit, repousse notre arrêt casse-croûte un peu plus loin aux abords du Col d'Eyne, pause durant laquelle nous verrons tournoyer au dessus de nos têtes pas moins de 8 vautours.
S'ensuit les raides lacets de la dé gringolade du col puis la descente devient plus douce dans la vallé e et le chemin sera long sans pour autant être monotone. Nous ferons plusieurs pauses dont une avec bain de pied dans le torrent puis nous aurons encore un peu de fraîcheur lorsqu'en sous bois nous quittons le chemin principal pour suivre une canalisation d'irrigation qui nous ramène au parking.
 
Conclusions
Pour la 4ème année que nous organisons un séjour en montagne, la formule " en étoile" a permis encore une fois d'emmener un groupe bigarré (de Marion 8 ans à Michel en retraite) avec la possibilité pour chacun de se ménager une journée repos quand bon lui semble.
Les parcours variés nous ont fait découvrir la région et même si nous étions souvent hors sentier, la présence d'un animateur fédéral a su apporter la sécurité et la réussite de ce projet.
Les difficultés que certains ont ressenties étaient dues en partie au fait que les parcours se faisaient hors sentier afin d'éviter la foule et aussi par des circuits en boucle allongeant un peu la distance mais évitant de revenir sur ses pas. Pour relativiser ces remarques, il faut savoir que chez nous la plus haute montagne fait 176 m.
Pour d'autres, ce fut une excellente préparation pour le séjour itinérant qui aura lieu dans un mois en Autriche.
 
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