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Après avoir
parcouru le Beaufortain en raquettes à neige cet hiver, une vingtaine
d’adhérents du Randonneur Club des Monts de Flandre Bailleul  s’était donné
rendez vous le 14 juillet à Beaufort pour (re)découvrir la montagne, sous un
autre angle, après la disparition de la neige dans le cadre d’un séjour sous
Agrément Tourisme Fédéral, encadré par un animateur BF avec UV montagne.
Au départ du Bersend, hameau
de Beaufort entre Beaufort et Arêches, le camp de base à l'Hôtel Pension
Vialet 
avait fait ses preuves cet hiver
et fût de nouveau choisi pour son accueil, sa cuisine  variée et copieuse pour recharger les organismes
chaque soir et nous avons également apprécié, en pleine période de canicule, la
terrasse ombragée ainsi que l’atmosphère respirable qui régnait dans ce hameau
perché à 1150 m d’altitude.
Après une
première sortie de mise en jambe au dessus de la station des Saisies, à travers
les alpages et sur des crêtes faciles d’accès, on allait ensuite progresser en
dehors des sentiers battus autour de la Montagne d’Outray pour découvrir des
fleurs plus rares comme les lys Martagon, les orchis vanillés, les orchis
mouchetés et bien d’autres espèces endémiques du milieu montagnard. Avec un
final par un passage sur un chemin suspendu plus de mille trois cent mètres au
dessus de Beaufort on pouvait alors aborder le lendemain, la montagne au dessus
du lac de Roselend avec la montée au Rocher du Vent  le passage d’un
tunnel et la présence d’une via ferrata donnant encore plus d’ambiance aux
nombreux passages aériens de ce troisième itinéraire.
Retour aux
alpages avec Roche Parstire et le passage de la Charmette qui permis de
découvrir le lac de Roselend avec le Mont-Blanc en toile de fond sans oublier
le village de Boudin, uniquement desservi par un sentier zigzaguant entre les
chalets où l’on engrangeait le foin à tour de bras.
La journée
suivante allait nous emmener sur une portion du TMB, ce mythique itinéraire du
Tour du Mont-Blanc en montant au col du Bonhomme par le chemin du Curé un
passage taillé dans le rocher et un splendide retour par les Crêtes de la Gîte,
comme sur un fil sous la plus grosse taupinière enneigée.
Séquence
télésiège jeudi matin, on aurait pu penser les randonneurs fatigués mais bien
au contraire, ce fût une approche originale du Grand-Mont, le plus haut sommet
du Beaufortain car il restait encore plus de mille deux cent mètres à gravir
avant d’accéder au belvédère où la vue portait cette fois aux massifs
environnants: Mont-Blanc, Grand-Paradis, Vanoise, Belledone, Aravis, …etc. sans
oublier l’étape du Tour de France de passage dans la région.
Le parcours
suivant, de nouveau en grande partie hors sentier, permis de découvrir le
Mont-Coin, en montant par le lac des Chamois et surtout un retour par le
célèbre lac d’Amour aux eaux turquoises. Au dessus de celles-ci, un autre
sommet emblématique, la Pierra Menta, est l’œuvre d’un célèbre bailleulois* puisque
c’est Gargantua qui aurait, d’un coup de pied dans les Aravis, projetait la
montagne dans le Beaufortain.
Enfin, pour
terminer cette semaine sous le soleil, la montée à la Pointe de Riondet allait
apporter son lot de fleurs, de vaches, de moutons sans oublier quelques
marmottes sur fond de Mont-Blanc et surtout la possibilité de revoir les
différents itinéraires pratiqués durant les journées précédentes prouvant
qu’avec un peu d’entraînement, on a vite fait d’accumuler plus de sept mille
mètres de dénivelé.
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