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Week-end de randonnée sur la Pointe de la Hague
22 adhérents de l'association bailleuloise s'étaient donnés rendez-vous
à Cherbourg ce week-end de Pentecôte pour aller à la découverte de ce coin de nature niché à l'extrémité de la Normandie.
Concoctés par Stéphane, animateur et président, les parcours effectués durant ces 2 jours allaient réserver bien des surprises à ceux qui croyaient que
La Hague n'était qu'une déchetterie des temps modernes.
Arrivés sur place dès vendredi soir, les randonneurs quittèrent le lendemain l'Auberge de Jeunesse de Cherbourg pour rejoindre Biville, patrie du Bienheureux
Thomas Hélye, afin de parcourir la côte sud de la presqu'ile. Aprés la visite de l'éqlise du XIIIè me contenant les restes du missionnaire et un arrêt au Calvaire des Dunes, surplombant de plus de cent mètres l'un des massifs
dunaires des plus remarquables de France, c'est par les landes que le groupe gagna Vauville et
son jardin botanique installé autour du château.
 
C'est en parcourant les ruelles parmi les maisons en pierre qu'on découvrit au bord du
ruisseau un martin pêcheur au travail, nullement impressionné par les randonneurs
qui passaient sur l'autre rive puis en remontant la " Grande Vallée" on trouva le site mégalithique des Pierres Pouquelées, lieu idéal pour le pique-nique.
 
 
 
Le retour s'effectua par la plage à marée basse avec un crochet par la Mare de Vauville qui se transforma vite en " y en a marre de Vauville" lorsqu'il fallut remonter la dune et donc 114 mètres dans le sable au terme d'une journée de 27 kilomètres de randonnée culturelle.
 
De la culture, il y en aura é galement le lendemain car après une nuit réparatrice c'est la tombe de Prévert dans le cimetière d'Omonville qui servit de point de départ pour une randonnée qui allait faire le tour de l'extrémité de La Hague par le GR 223, plus connu sous le nom de sentier des Douaniers.
 
De Port Racine, plus petit port de pêche de France où une dizaine de barques attendaient l'arrivée de la mer à la Roche, laissé là par notre Gargantua lors de son passage à pied sur l'Ile d'Aurigny visible à quelques encâblures, le cheminement s'effectua presque à plat seulement ponctué par les échelles  permettant d'enjamber les innombrables murets de pierres qui séparent les prairies salées du bord de mer.
 
 
Après le phare et le port de Goury, les falaises acceuillèrent le groupe pour le mener au Nez de Jobourg par la baie d'Ecalgrain qui servit de carte postale durant le pique-nique.
 
 
 
 
Quelques descentes et quelques montées plus loin, on quitta la côte pour gagner Jobourg et son église du IIème avant de rejoindre le point de départ en effectuant un arrêt  pour visiter la maison de Prévert qu'il occupa jusqu'en
1977 et où un de ces voisins nous raconta quelques annecdotes de sa vie à Omonville.
Difficile de faire aussi bien le lendemain mais le parcours démarra sur la côte nord pour longer celle-ci par l'intérieur des terres dans le bocage qui outre les fougères et les digitales, offre ici quelques minuscules orchidées et là un massif de gunnera,  ressemblant à une rhubarbe de plusieurs mètres de haut.
De nombreux ruisseaux et le vestige d'anciens moulins occupent encore quelques magnifiques vallons avec toujours la pierre omniprésente dans la construction des maisons comme celle du peintre Jean-François Millet à Gruchy.
 
 
Le retour s'effectuera sur le sentier côtier par le sémaphore de Jardeheu, le port du Hâble, et les falaises de Landemer alternant ainsi les points de vue sur la mer.
 
 
 
 
Avec trois jours ensoleillés, des paysages variés et même s'il fût possible d'apercevoir par moment l'usine de La Hague, cette région mérite vraiment le détour et les randonneurs reprirent la route avec des images plein la tête.
 
Itinéraires pour GPS
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